Mon univers — Sandrine Renahy · Praticienne en soins énergétiques près de Lure
Sandrine Renahy — Mon univers
Mon univers · Sandrine Renahy
Mon univers · Sandrine Renahy

Personne ne se résume
à une case.

Et pourtant, nous finissons parfois par le croire.

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Nous nous racontons parfois à travers…

Un métier.
Une blessure.
Une maladie.
Une peur.
Une erreur.

C'est souvent là que naît le besoin d'un autre regard.

Pendant longtemps, j'ai cru que ce sont les événements qui transforment une vie. Aujourd'hui, je crois surtout que nous ne sommes jamais uniquement façonnés par ce qui nous arrive.

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Parce qu'un regard peut enfermer.
Et un autre peut ouvrir un chemin.

Je crois que cette conviction m'accompagne depuis bien plus longtemps que je ne l'imaginais.

Pendant près de vingt-cinq ans, j'ai été gendarme.

Si je le partage aujourd'hui, ce n'est pas parce que cet ancien métier me définit. Pas plus que ce que vous vivez aujourd'hui ne vous définit.

En revanche, il a profondément façonné le regard que je porte sur les autres.

J'y ai appris à écouter avant d'interpréter.
À observer avant de conclure.
À rester présente sans projeter ma propre histoire sur celle de l'autre.
À ne jamais oublier qu'un être humain ne se résume pas au moment où je le rencontre.

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Femme marchant sur un sentier au bord d'un lac, dans la lumière dorée d'automne

Puis mon parcours a pris une autre direction. Un nouveau métier. De nouvelles responsabilités.

Je pensais simplement ouvrir un nouveau chapitre de ma vie professionnelle. En réalité, j'allais découvrir que prendre soin des autres ne suffit pas toujours à rester en équilibre soi-même.

Je m'y suis investie comme dans tout ce qui compte pour moi : pleinement.

J'aimais construire.
Fédérer.
Voir une équipe grandir.
Être présente quand les décisions étaient difficiles.
Quand les tensions apparaissaient.
Quand il fallait tenir le cap.

Plus les responsabilités grandissaient, plus je m'investissais. C'était naturel pour moi.

J'aimais être présente.
Soutenir.
Chercher des solutions.
Donner le meilleur.

Jusqu'à réaliser que l'on peut prendre soin de tous ceux qui nous entourent…

et, sans même s'en apercevoir, s'éloigner peu à peu de soi.

Je n'avais pas envie de devenir moins engagée.
J'avais besoin d'apprendre à l'être sans me perdre.

Accompagner les autres sans s'oublier →

Ce que j'avais observé pendant toutes ces années, au contact de tant de personnes, a pris un autre sens.

Des drames. Des erreurs. Des proches perdus. Des vies qui basculaient.

Mais aussi des envies qui revenaient. Des liens qui se recréaient. Des personnes qui changeaient de direction, retrouvaient un élan, se découvraient autrement.

Et c'est peut-être cela qui m'interrogeait le plus : tout ce qui pouvait encore devenir possible, même lorsqu'on ne le voyait pas encore.

Je ne cherchais pas une méthode. Je cherchais à comprendre.

Rayons de lumière perçant entre les arbres d'une forêt dans la brume

À partir de là, j'ai exploré des approches très différentes. Le magnétisme et le Reiki m'ont conduite vers le corps et l'énergie. L'hypnose et la PNL m'ont amenée à travailler davantage avec les émotions et les représentations. D'autres pratiques encore m'ont menée vers une écoute plus intuitive.

Je me suis également formée à la DMO, une méthode par mouvements oculaires utilisée notamment dans l'accompagnement des vécus traumatiques.

À force de passer d'un univers à l'autre, j'ai compris qu'aucun ne détenait à lui seul toutes les réponses. Et surtout que ce que nous ne savons pas encore expliquer peut malgré tout être vécu, ressenti, nous surprendre — et parfois ouvrir des chemins que nous n'aurions pas imaginés.

Peu à peu, les méthodes ont cessé d'être le centre. Ce qui m'intéressait, c'était ce qu'elles pouvaient rendre possible : un apaisement, une perception nouvelle, une émotion qui trouve enfin sa place, une possibilité là où l'on n'en attendait plus.

Une tension, une sensation, une réaction peuvent contenir bien plus qu'il n'y paraît : une protection, une mémoire, une adaptation, une façon de préserver quelque chose.

Le corps ne se contente pas d'accompagner ce que nous vivons. Il réagit, retient, protège. Il peut se tendre là où nous cherchons encore à tenir, ou commencer à relâcher avant même que nous sachions expliquer ce qui change.

C'est devenu le cœur de ma manière d'accompagner :

Je ne cherche pas à provoquer le changement.
Je repère l'endroit où il est déjà prêt à commencer.

Dès lors, il ne s'agit plus de lutter contre soi mais d'accompagner ce qui peut bouger : une peur, une émotion, une manière de réagir, de choisir ou de vivre une situation.

Nous ne pouvons pas changer ce qui a été vécu. Mais il arrive qu'un léger déplacement du regard ouvre un espace que l'on ne voyait plus. Une autre façon de regarder son histoire. Une autre façon de se rencontrer soi-même. Parfois, cela suffit pour que l'on cesse d'être enfermé dans une seule façon de vivre ce qui nous arrive.

Je ne crois pas que nous ayons à devenir quelqu'un d'autre. Je crois que le vivant sait retrouver du mouvement lorsque les conditions le permettent.

C'est cet espace que je cherche à créer.

Cercles concentriques sur l'eau au lever du soleil

Il reste toujours en nous une part
que l'histoire n'a pas encore racontée.

Là où les mots s'arrêtent,une rencontre devient possible.