Personne ne se résume
à une case.
Il arrive pourtant que nous finissions par le croire.
Nous nous racontons parfois à travers…
Un métier.
Une blessure.
Une maladie.
Une peur.
Une erreur.
C'est souvent là que naît le besoin d'un autre regard.
Pendant longtemps, j'ai cru que ce sont les événements qui transforment une vie. Aujourd'hui, je crois surtout que nous ne sommes jamais uniquement façonnés par ce qui nous arrive.
Parce qu'un regard peut enfermer.
Et un autre peut ouvrir un chemin.
Je crois que cette conviction m'accompagne depuis bien plus longtemps que je ne l'imaginais.
Pendant vingt-quatre ans, j'ai été gendarme.
Si je le partage aujourd'hui, ce n'est pas parce que cet ancien métier me définit. Pas plus que ce que vous vivez aujourd'hui ne vous définit.
En revanche, il a profondément façonné le regard que je porte sur les autres.
J'y ai appris à écouter avant d'interpréter.
À observer avant de conclure.
À rester présente sans projeter ma propre histoire sur celle de l'autre.
À ne jamais oublier qu'un être humain ne se résume pas au moment où je le rencontre.
Au fil des années, une autre évidence s'est imposée à moi.
J'ai vu des personnes traverser des drames, commettre des erreurs, perdre des proches, voir leur vie basculer.
Et pourtant…
Chez beaucoup d'entre elles, la vie finissait par reprendre son mouvement. L'espoir revenait. L'envie de vivre aussi.
Je ne savais pas encore pourquoi. Mais cette observation ne m'a plus jamais quittée.
Puis la vie m'a placée à un autre endroit. Un nouveau métier. De nouvelles responsabilités.
Je pensais simplement ouvrir un nouveau chapitre de ma vie professionnelle. En réalité, j'allais découvrir que prendre soin des autres ne suffit pas toujours à rester en équilibre soi-même.
Je m'y suis investie comme dans tout ce qui compte pour moi : pleinement.
J'aimais construire.
Fédérer.
Voir une équipe grandir.
Être présente quand les décisions étaient difficiles.
Quand les tensions apparaissaient.
Quand il fallait tenir le cap.
Plus les responsabilités grandissaient, plus je m'investissais. C'était naturel pour moi.
J'aimais être présente.
Soutenir.
Chercher des solutions.
Donner le meilleur.
Jusqu'à réaliser que l'on peut prendre soin de tous ceux qui nous entourent… et, sans même s'en apercevoir, s'éloigner peu à peu de soi.
Je ne cherchais pas une méthode. Je cherchais à comprendre.
À partir de là, j'ai exploré des approches très différentes. Certaines étaient profondément ancrées dans la relation d'aide. D'autres ouvraient des chemins plus intuitifs.
Au fil des années, j'ai ainsi découvert le magnétisme, le Reiki Usui, l'hypnose ericksonienne, la PNL, la DMO, les perceptions intuitives, les traditions chamaniques ou encore les Annales Akashiques.
Je ne cherchais pas à accumuler des pratiques. Je cherchais ce qu'elles avaient en commun.
Peu à peu, une évidence s'est imposée.
Nous ne pouvons pas changer ce qui a été vécu. Mais il arrive qu'un léger déplacement du regard ouvre un espace que l'on ne voyait plus.
Une autre façon de regarder son histoire.
Une autre façon de se regarder soi-même.
Et parfois, cela suffit pour que la vie reparte.
Je ne crois pas que nous ayons à devenir quelqu'un d'autre.
Je crois que le vivant possède une étonnante capacité à reprendre son mouvement… lorsque les conditions le permettent.
Ce qui reprend commence souvent
là où l'on ne le voit pas encore.